La Fiction Narrative au 17e Siècle
Professor Henriette Goldwyn
Printemps 2007

Genre sans canons, considéré comme nocif et subversif, décrié par les doctes critiques et les moralistes, la fiction narrative au 17 e siècle restera pendant longtemps un continent inconnu. Cependant les trente dernières années ont suscité un intérêt tout particulier pour le genre le plus pratiqué et le plus goûté au 17 e siècle. Ce lent défrichage a contribué à l'étude de l'histoire des mentalités et aux travaux narratologiques qui éclaireront notre lecture.

Libre de contraintes et de règles imposées par l'antiquité, la production romanesque est extrêmement abondante, riche et variée (roman pastoral, héroïco-précieux, comique, utopique, anti-roman, nouvelle historique et galante, mémoire pseudo-historique…).

Ce genre expérimental, voué à son propre devenir, se cherche et se métamorphose. Au début du 17 e siècle, il est rattaché à la forme la plus hiérarchisée du parnasse classique, c'est-à-dire à l'épopée; puis il s'abritera plus tard derrière l'autorité de l'Histoire et ne cessera d'évoluer. Nous en suivrons les mutations et le parcours en nous adossant aux plus récents travaux critiques sur le genre et le statut de la fiction narrative au 17 e siècle.

Honoré D'Urfé, L'Astrée (Sélections de Jean Lafond et en photocopie)

Madeleine de Scudéry, Artamène ou le Grand Cyrus (Sélections en photocopie)

Scarron, Le Roman Comique

Sorel, L'Histoire comique de Francion

Mme de Lafayette, La Princesse de Clèves

Mme de Villedieu, Les Mémoires d'Henriette-Sylvie de Molière

Saint-Réal, Dom Carlos

Saint-Simon, Mémoires (Sélections)